29/03/2026 13m read

Lorsque l’IA peut agir : maütriser OpenClaw

Dr. Guy Waizel
Dr. Guy Waizel

L’IA agentique a fait irruption dans la conscience collective cette semaine avec l’annonce de Moltbook, un rĂ©seau social conçu pour les agents IA basĂ© sur OpenClaw (anciennement Clawdbot et Moltbot). Les conversations qui en ont rĂ©sultĂ© sur l’identitĂ©, la fondation d’une nouvelle religion, l’ingĂ©nierie sociale des humains et bien d’autres sujets entre robots ont dĂ©clenchĂ© de nombreuses inquiĂ©tudes.

Pour les responsables informatiques, une chose est claire : l’IA a franchi un cap important. Les outils tels qu’OpenClaw ne se limitent plus Ă  gĂ©nĂ©rer des rĂ©ponses ou des recommandations : ils sont conçus pour agir sur des systĂšmes rĂ©els, avec des autorisations rĂ©elles et des consĂ©quences rĂ©elles. Ce passage du conseil Ă  l’exĂ©cution a suscitĂ© un dĂ©bat public plus large sur l’autonomie, l’intention et mĂȘme les capacitĂ©s d’action des machines.

Lorsque les assistants peuvent agir, il est impĂ©ratif de les gouverner, car toute exĂ©cution, contrĂŽle et application sans visibilitĂ© est un risque non gĂ©rĂ©. Ce qui rend OpenClaw digne d’intĂ©rĂȘt, ce n’est pas sa nouveautĂ©, mais la façon dont il expose clairement les hypothĂšses de sĂ©curitĂ© qui ne sont plus valables dĂšs lors que les systĂšmes d’IA peuvent agir de maniĂšre autonome.

Qu’est-ce qui change lorsqu’un assistant peut agir ?

OpenClaw appartient Ă  une nouvelle catĂ©gorie d’assistants qui se comportent plus comme des couches d’exĂ©cution automatisĂ©es que comme des chatbots. Contrairement aux outils d’IA traditionnels qui gĂ©nĂšrent des recommandations ou du texte, ces agents peuvent utiliser des outils, accĂ©der Ă  des systĂšmes et effectuer des actions au nom de l’utilisateur, souvent avec une mĂ©moire persistante et des autorisations hĂ©ritĂ©es.

ConcrĂštement, cela signifie que les pratiques courantes dans des domaines tels que les opĂ©rations financiĂšres, les services informatiques, les ressources humaines, les achats et la sĂ©curitĂ© peuvent ĂȘtre lancĂ©es et menĂ©es Ă  bien directement Ă  partir d’une interface de chat, sans qu’un humain n’ait besoin d’intervenir directement sur les systĂšmes concernĂ©s.

Le changement essentiel ne concerne pas la productivitĂ©, mais l’autoritĂ©. Il ne s’agit pas de workflows « de contenu ». Ce sont des workflows de dĂ©cision et d’exĂ©cution qui touchent Ă  des systĂšmes rĂ©els, des donnĂ©es rĂ©elles et des autorisations rĂ©elles. Un simple prompt peut dĂ©clencher l’accĂšs Ă  des fichiers, des appels d’API, l’envoi de messages Ă  des tiers ou des modifications de l’état de l’infrastructure. DĂšs lors qu’un assistant peut agir avec un tel niveau d’autonomie, les hypothĂšses traditionnelles en matiĂšre de sĂ©curitĂ© n’ont plus lieu d’ĂȘtre. La gouvernance ne peut plus ĂȘtre une rĂ©flexion aprĂšs coup, car un simple prompt sur un chat peut dĂ©sormais se traduire directement par des actions ayant un impact Ă  l’échelle de l’entreprise.

Fonctionnement d’OpenClaw : agents orchestrĂ©s par une passerelle et rĂ©alitĂ© de l’installation locale

Pour comprendre pourquoi OpenClaw modifie le modĂšle de sĂ©curitĂ© de l’entreprise, il est utile de comprendre la forme du systĂšme.

À un niveau Ă©levĂ© :

  1. Les canaux entrants transmettent les demandes des utilisateurs via des plateformes de chat et de messagerie, souvent en dehors des limites traditionnelles des applications d’entreprise.
  2. Un service de passerelle central reçoit ces demandes, maintient le contexte de la session et détermine quels outils et quelles intégrations invoquer.
  3. La passerelle exĂ©cute des actions via l’accĂšs Ă  l’hĂŽte local et les API connectĂ©es hĂ©ritant des autorisations de l’utilisateur, de l’hĂŽte et des intĂ©grations configurĂ©es.
  4. L’utilisateur prend connaissance des rĂ©sultats sur le chat, mĂȘme aprĂšs plusieurs actions privilĂ©giĂ©es rĂ©alisĂ©es en arriĂšre-plan.

C’est lĂ  que l’« installation locale » revĂȘt une importance stratĂ©gique. Lorsque la passerelle est exĂ©cutĂ©e localement, ont rĂ©duit certaines dĂ©pendances, mais cela permet Ă©galement de placer toutes les ressources critiques directement sur les terminaux ou les serveurs internes : le service d’exĂ©cution persistant, les fichiers de configuration, les logs, les jetons, les dĂ©cisions d’exposition
 Pour l’entreprise, cela introduit un nouveau plan de contrĂŽle souvent invisible dans l’environnement : un plan qui fonctionne en dehors des processus traditionnels d’approvisionnement, de gouvernance des identitĂ©s et d’examen de la sĂ©curitĂ©.

La passerelle dĂ©multiplie le rayon d’action

Dans les systĂšmes d’agents, la passerelle devient le point d’étranglement dĂ©cisif. Elle nĂ©gocie les demandes, achemine l’exĂ©cution et dĂ©tient souvent les mĂȘmes secrets et intĂ©grations que ceux sur lesquels s’appuie l’agent. Du point de vue du rĂ©seau et de l’exposition, les schĂ©mas sont familiers, mais l’impact est amplifiĂ©, car la passerelle peut diriger un acteur automatisĂ© qui hĂ©rite d’autorisations rĂ©elles. Lorsque cette passerelle est mal configurĂ©e, exposĂ©e ou compromise, le risque ne se limite plus Ă  un seul service en raison de divers facteurs :

  • AccessibilitĂ© involontaire : une passerelle qui devient accessible en dehors de ses limites prĂ©vues devient un point de faiblesse pouvant ĂȘtre ciblĂ© Ă  distance, et non plus seulement un service exposĂ©.
  • Faiblesse des portails d’accĂšs : une utilisation incohĂ©rente des donnĂ©es d’identification, des jetons partagĂ©s ou un changement insuffisamment frĂ©quent peuvent transformer l’« accessibilitĂ© » en « contrĂŽlabilitĂ© » totale.
  • Bruit de dĂ©couverte : les comportements de dĂ©couverte LAN (tels que mDNS) peuvent signaler toute prĂ©sence indĂ©sirable et fournir des indications sur l’environnement Ă  toute personne ayant une visibilitĂ© sur le rĂ©seau local.
  • Nuance du canal de contrĂŽle : les connexions interactives de longue durĂ©e (WebSockets) associĂ©es aux API HTTP augmentent le risque de problĂšmes de configuration, rendant indispensables l’utilisation d’un proxy inverse, la gestion des en-tĂȘtes de confiance et les listes d’autorisation strictes.

Conseils de sécurité du projet OpenClaw et pourquoi cela ne suffit pas pour les entreprises.

La documentation du projet OpenClaw présente des conseils pour renforcer la sécurité. Bien que ces recommandations soient judicieuses, elles soulignent également un problÚme fondamental : la sûreté du fonctionnement implique une configuration rigoureuse et une hygiÚne de sécurité continue au niveau de chaque déploiement.

Voici quelques-unes des recommandations les plus pertinentes pour les entreprises :

  • Limitez l’exposition par dĂ©faut : si la passerelle n’a pas besoin d’ĂȘtre accessible au-delĂ  de l’hĂŽte, Ă©vitez d’étendre sa surface d’écoute pour de simples raisons de commoditĂ©.
  • ConsidĂ©rez l’authentification comme obligatoire : imposez des identifiants forts et leur changement frĂ©quent, et Ă©vitez les configurations qui font implicitement confiance Ă  des composants en amont que vous ne contrĂŽlez pas entiĂšrement.
  • RĂ©duisez la dĂ©couverte autant que possible : si la dĂ©couverte du rĂ©seau n’est pas nĂ©cessaire pour votre dĂ©ploiement, dĂ©sactivez-la ou rĂ©duisez-la au minimum.
  • Traitez les logs comme des donnĂ©es sensibles : les transcriptions des agents et les sorties des outils peuvent devenir une archive parallĂšle de secrets et de contexte opĂ©rationnel, alors appliquez des contrĂŽles d’accĂšs et de conservation avec le moins de privilĂšges possible.

Le dĂ©fi rĂ©side dans le fait que mĂȘme si tous les utilisateurs suivent ces recommandations, les entreprises manqueront toujours de visibilitĂ©, d’application cohĂ©rente des politiques et d’assurance Ă  grande Ă©chelle. Les conseils de renforcement ne remplacent pas la gouvernance centralisĂ©e.

Risques liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© de l’IA : infiltration de requĂȘte, utilisation abusive d’outils et dĂ©tournement des autorisations

Avec l’arrivĂ©e des assistants IA, le mode de dĂ©faillance passe de « Le modĂšle a dit quelque chose de faux » Ă  « Le modĂšle est convaincu de faire quelque chose de faux ».

Dans un assistant connectĂ© Ă  un outil, l’infiltration de requĂȘte peut devenir un mĂ©canisme qui pousse l’agent Ă  :

  • AccĂ©der Ă  et extraire des donnĂ©es auxquelles il ne devrait pas toucher.
  • Exfiltrer des informations vers des destinations non prĂ©vues.
  • ExĂ©cuter des actions qui semblent lĂ©gitimes, car elles suivent des workflows approuvĂ©s.

Le point crucial est l’hĂ©ritage des autorisations. L’agent peut agir grĂące aux privilĂšges qu’il a hĂ©ritĂ© de l’utilisateur, de l’hĂŽte et de tous les systĂšmes connectĂ©s. Cela signifie que le rayon d’action dĂ©pend de ce que l’agent peut atteindre, y compris les boĂźtes mail, les systĂšmes de fichiers, les navigateurs, les jetons API et les tableaux de bord internes.

Les entreprises doivent partir du principe que tout assistant exposĂ© Ă  du contenu externe finira par ingĂ©rer des instructions malveillantes, qu’elles soient ciblĂ©es ou opportunistes, et que ces instructions seront transmises par des chemins d’exĂ©cution par ailleurs lĂ©gitimes.

Quand « Ajouter une compétence » devient une décision de confiance

Les assistants IA restent rarement statiques. Une fois que les utilisateurs ont ajoutĂ© des compĂ©tences, des plugins ou des extensions, l’organisation n’évalue plus un seul outil. Elle hĂ©rite d’une logique tierce capable d’influencer ce que l’agent exĂ©cute, ce Ă  quoi il peut accĂ©der et son comportement au fil du temps.

C’est lĂ  que les risques familiers liĂ©s Ă  la chaĂźne d’approvisionnement refont surface sous une forme plus dangereuse. On se base souvent sur la popularitĂ© pour valider un nouvel outil, les add-ons se comportent de maniĂšre difficile Ă  prĂ©voir tant qu’ils ne sont pas exĂ©cutĂ©s et des intĂ©grations apparemment mineures accumulent progressivement des autorisations Ă©tendues. Dans un systĂšme agentique, ces autorisations sont exercĂ©es de maniĂšre autonome et par le biais de workflows par ailleurs lĂ©gitimes.

Les extensions similaires ou chevaux de Troie ajoutent une couche de risque supplĂ©mentaire, exploitant la notoriĂ©tĂ© du nom et la confiance des utilisateurs pour s’exĂ©cuter dans l’environnement. La rĂ©ponse de l’entreprise reflĂšte les leçons durement apprises avec les progiciels et les extensions de navigateur : maintenir l’inventaire, autoriser les composants approuvĂ©s, vĂ©rifier la provenance et appliquer la politique de maniĂšre cohĂ©rente.

Vague de chevaux de Troie : faux outils OpenClaw/Clawdbot et diffusion de chevaux de Troie

Chaque fois qu’un outil gagne rapidement en popularitĂ©, il fait l’objet d’usurpations d’identitĂ©. Les attaquants n’ont pas besoin de compromettre le produit s’ils peuvent distribuer leur propre version et si elle ressemble suffisamment Ă  l’original pour que des utilisateurs l’installent.

C’est justement ce schĂ©ma qui se dessine autour d’OpenClaw. Des imitations type cheval de Troie et de fausses extensions exploitent la notoriĂ©tĂ© de la marque et la curiositĂ© des utilisateurs, renonçant dans certains cas aux outils de surveillance et de gestion Ă  distance ou installant inconsciemment des trojans permettant de contrĂŽler directement le terminal. Cela transforme le dĂ©fi consistant Ă  gĂ©rer un assistant lĂ©gitime en celui de contenir Ă©galement un canal de diffusion de logiciels malveillants opportuniste.

Un bon exemple est la fausse extension Clawdbot VS Code signalĂ©e en dĂ©but d’annĂ©e. Une dynamique similaire a Ă©tĂ© observĂ©e dans l’écosystĂšme OpenClaw plus large, oĂč l’ingĂ©nierie sociale a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour pousser l’installation de composants en les faisant passer comme indispensables. Dans ces cas, l’agent lui-mĂȘme devient un vecteur de distribution plutĂŽt que la vulnĂ©rabilitĂ© principale.

Pour les Ă©quipes chargĂ©es de la sĂ©curitĂ©, le champ du problĂšme se retrouve Ă©largi. Les contrĂŽles doivent distinguer les empreintes d’applications lĂ©gitimes des variantes suspectes et dĂ©tecter les signaux en aval tels que les communications sortantes inattendues, les comportements de contrĂŽle Ă  distance et les chaĂźnes d’exĂ©cution inhabituelles, et pas seulement une utilisation abusive de l’outil.

Au cƓur des intĂ©grations tierces d’OpenClaw : premiers signaux issus de la visibilitĂ© SASE

D’aprĂšs les observations actuelles dans les environnements Cato Networks, l’adoption d’OpenClaw reste limitĂ©e Ă  un petit nombre de comptes, mais elle augmente progressivement. Bien que ces donnĂ©es ne reflĂštent qu’une partie des activitĂ©s des entreprises, elles fournissent des signaux prĂ©curseurs sur la maniĂšre dont les assistants IA commencent Ă  s’imposer et dans quels domaines. L’intĂ©gration tierce la plus courante observĂ©e parallĂšlement Ă  l’utilisation d’OpenClaw est Google Workspace, suivie de GitHub, X (Twitter) et d’un groupe associĂ© aux opĂ©rations mĂ©diatiques et publicitaires telles que Chartbeat, TripleLift et AdSafe.

Ces modĂšles d’intĂ©gration donnent un aperçu des premiers cas d’utilisation. La prĂ©valence de Google Workspace suggĂšre une adoption ancrĂ©e dans les flux quotidiens liĂ©s Ă  la productivitĂ©, tels que les e-mails, le calendrier et la coordination basĂ©e sur des documents. GitHub indique que les Ă©quipes d’ingĂ©nieurs logiciels font des expĂ©rimentations. La prĂ©sence de Chartbeat, TripleLift et AdSafe suggĂšre une adoption plus vaste dans les environnements mĂ©diatiques et publicitaires.

Une nuance importante est Ă  noter entre l’étendue et l’intensitĂ©. Google Workspace apparaĂźt sur un plus grand nombre de comptes, tandis que Chartbeat est observĂ© dans moins d’environnements, mais avec une utilisation plus intensive. Ce modĂšle indique qu’un petit groupe d’utilisateurs expĂ©rimentĂ©s automatisent des boucles opĂ©rationnelles rĂ©pĂ©titives plutĂŽt qu’un dĂ©ploiement Ă  grande Ă©chelle au sein de l’organisation.

La figure 1 illustre la rĂ©partition en pourcentage de l’activitĂ© rĂ©seau liĂ©e Ă  OpenClaw par intĂ©gration, sur la base des observations effectuĂ©es jusqu’au 1er fĂ©vrier 2026.

Figure 1 : Empreinte de l’intĂ©gration sur les comptes ayant adoptĂ© OpenClaw (au 1er fĂ©vrier 2026)

Gouverner OpenClaw dans l’entreprise : voir, contrĂŽler, bloquer

OpenClaw met en Ă©vidence une catĂ©gorie de risques qui affectent les utilisateurs, les appareils, les rĂ©seaux et les applications. Son adoption concerne tous les utilisateurs et tous les sites, tandis que son impact touche l’utilisation des applications, l’exposition du rĂ©seau et le transfert de donnĂ©es. Cette combinaison doit obliger les Ă©quipes informatiques Ă  avoir une visibilitĂ© centralisĂ©e et Ă  appliquer des politiques de sĂ©curitĂ©.

Une approche efficace en matiĂšre de gouvernance repose sur trois principes fondamentaux :

  • Voir : les organisations doivent avoir une visibilitĂ© sur l’IA fantĂŽme, notamment sur les utilisateurs qui exĂ©cutent des assistants IA, depuis quel endroit et avec quels modĂšles comportementaux. Sans cette base de rĂ©fĂ©rence, les dĂ©cisions politiques relĂšvent de la conjecture.
  • ContrĂŽler : les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© doivent pouvoir autoriser OpenClaw uniquement dans le cadre de projets pilotes trĂšs strictement contrĂŽlĂ©s et limitĂ©s. Elles doivent pouvoir restreindre l’utilisation en fonction de la posture ou du contexte de l’appareil, ou refuser tout accĂšs. Dans de nombreux cas, le contrĂŽle le plus simple, Ă  savoir bloquer toute utilisation non contrĂŽlĂ©e, permet de rĂ©duire les risques le plus rapidement.
  • Bloquer : lorsque des installateurs similaires, des extensions trojanisĂ©es ou des composants compromis commencent Ă  communiquer vers l’extĂ©rieur, les protections au niveau de la couche rĂ©seau peuvent mettre en Ă©vidence des modĂšles de commande et de contrĂŽle suspects et des comportements d’exĂ©cution anormaux.

Dans la pratique, cela signifie Ă©galement qu’il faut traiter les assistants IA comme des applications identifiables, et non comme des outils locaux opaques. Si les Ă©quipes informatiques peuvent les reconnaĂźtre et les contrĂŽler de maniĂšre cohĂ©rente dans toute l’organisation, elles n’auront plus Ă  choisir entre expĂ©rimentation incontrĂŽlĂ©e et interdiction gĂ©nĂ©rale.

Faire progresser la recherche sur les menaces liĂ©es Ă  l’IA

Pour comprendre et attĂ©nuer les risques liĂ©s Ă  l’IA agentielle, il ne suffit pas de recourir Ă  l’analyse traditionnelle de la sĂ©curitĂ© des applications ou des rĂ©seaux. Il faut mener des recherches ciblĂ©es sur la maniĂšre dont l’injection rapide, l’exfiltration de donnĂ©es et l’utilisation frauduleuse des agents autonomes se manifestent rĂ©ellement dans des environnements rĂ©els.

Il s’agit d’un domaine dans lequel Cato Networks investit activement. L’intĂ©gration d’Aim Security en 2025 Ă©largit les capacitĂ©s de Cato Networks pour recherche les menaces natives de l’IA, complĂ©tant la visibilitĂ© et l’application basĂ©es sur le SASE par une connaissance plus approfondie du comportement des agents, des chemins d’exĂ©cution et des nouveaux modĂšles abusifs. Ces travaux alimentent le dĂ©veloppement continu de capacitĂ©s d’inspection et de politiques tenant compte de l’IA, conçues pour les rĂ©alitĂ©s dĂ©crites dans ce blog.

Un guide pratique pour la gouvernance d’OpenClaw

OpenClaw est un indicateur utile de l’orientation que prend le monde du travail : des assistants toujours disponibles, connectĂ©s Ă  des outils et capables d’agir. Cette mĂȘme capacitĂ© transforme cependant l’IA agentielle en un dĂ©fi concernant la sĂ©curitĂ© et la gouvernance, car la couche d’exĂ©cution est rĂ©elle et le rayon d’action n’est pas thĂ©orique.

Il est essentiel que la gouvernance d’entreprise soit rĂ©flĂ©chie, qu’elle combine visibilitĂ©, contrĂŽle et protection multicouche, tout en tenant compte Ă  la fois des outils lĂ©gitimes et de la prĂ©sence inĂ©vitable des imitateurs.

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Dr. Guy Waizel

Dr. Guy Waizel

Tech Evangelist

Dr. Guy Waizel is a Tech Evangelist at Cato Networks and a member of Cato CTRL. As part of his role, Guy collaborates closely with Cato's researchers, developers, and tech teams to bridge and evangelize tech by researching, writing, presenting, and sharing key insights, innovations, and solutions with the broader tech and cybersecurity community. Prior to joining Cato in 2025, Guy led and evangelized security efforts at Commvault, advising CISOs and CIOs on the company’s entire security portfolio. Guy also worked at TrapX Security (acquired by Commvault) in various hands-on and leadership roles, including support, incident response, forensic investigations, and product development. Guy has more than 25 years of experience spanning across cybersecurity, IT, and AI, and has held key roles at tech startups acquired by Philips, Stanley Healthcare, and Verint. Guy holds a PhD with magna cum laude honors from Alexandru Ioan Cuza University, his research thesis focused on the intersection of marketing strategies, cloud adoption, cybersecurity, and AI; an MBA from Netanya Academic College; a B.Sc. in technology management from Holon Institute of Technology; and multiple cybersecurity certifications.

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